Conférence avec Fabrice Midal

Jeudi 12 juin 2014 à 19h30.

CONFERENCE AVEC FABRICE MIDAL

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Qui est-il ?

Fabrice Midal est philosophe, engagé dans une analyse de notre époque, discernant ce qui en elle est mortifère comme ce qui en elle ouvre un possible pour chacun de nous.

Il s’attache à partir d’une méditation sur la Shoah, de penser le visage d’effroi du monde actuel — Auschwitz, l’impossible regard (Seuil, 2012) et La tendresse du monde, l’art d’être vulnérable (Flammarion, 2013). Dans ce dernier livre, il tente de cerner le visage de ce qu’il nomme le « système du désastre » qui déplace le sens de toute éthique. Notre responsabilité est désormais opacifiée.
Cette analyse doit nous permettre de discerner des chemins réels et concret pour une autre éthique qui prennent en compte la liberté et l’amour — Risquer la liberté, (Seuil , 2009), Et si de l’amour, on ne savait rien (Albin Michel, 2010)
Son engagement à transmettre la méditation s’ancre dans ce questionnement philosophique de ne pas enfermer la philosophie dans une réflexion abstraite mais de l’incarner dans le concret de l’existence.
Fabrice Midal a rencontré la philosophie et plus particulièrement le rapport entre Martin Heidegger et les pensées orientales grâce à sa rencontre avec Jean-Paul Milou, dont il suivi les cours à Nanterre quand il avait dix-huit ans. Fabrice Midal a fait ses études de philosophie qui l’ont conduit au Doctorat à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne.
Il a toujours cependant considéré que c’est François Fédier, qu’il a rencontré en 1994, qui lui a ouvert les yeux à la philosophie dans sa plus haute exigence. Ayant assisté à l’un de ses cours, il quitte l’Education Nationale et étudie avec lui, jusqu’à son départ à la retraite en 2001, en se rendant quotidiennement en sa classe de Khagne. Il a témoigné de l’expérience que fut pour lui cet enseignement dans Portraits de maîtres, sous la direction de Jean-Marc Joubert et Gilbert Pons (CNRS éditions).
Il s’est consacré à la publication de nombreux ouvrages de ce dernier aux éditions Lettrage puis Agora/Pocket et aux éditions du Cerf.

Il enseigne dans l’Ecole Occidentale de Méditation de nombreux séminaires avec plusieurs philosophes, pensant qu’un dialogue entre la pratique de la méditation et la philosophie Occidentale est particulièrement fécond. La philosophie cesse ainsi d’être un exercice scolaire de recherche et d’érudition, pour nous parler de ce qu’exister peut signifier pour chacun de nous.

A l’automne 2010, il est invité par l’Université de Tokyo pour une série de conférences sur la pensée bouddhique et celle de Martin Heidegger, occasion de déployer l’un des fils conducteur de sa pensée. Elles ont été publiées sous le titre Conférences de Tokyo, Heidegger et la pensée bouddhique (Cerf, 2012)